L'histoire récente de Cléry

De l'après-guerre à 1977

Des années 50 aux années 70 on retrouve de nombreuses caractéristiques communes.

Dans les "30 glorieuses", le travail ne manque pas, mais, à Cléry, il faut souvent aller le chercher dans les aciéries d'Ugine, à une quarantaine de kilomètres d'ici avec les trois-huit en prime.

En effet, chaque famille clarollaine de l'époque travaille la terre mais les surfaces réduites n'offrent pratiquement aucune chance d'en vivre.

Selon les semaines, c'est donc, si l'on est "du matin", debout à 4h pour prendre le car des ouvriers, retour vers 15h pour terminer la journée dans les champs ou, si l'on est "d'après-midi" travailler sa terre le matin pour finir la journée à l'usine de 13h à 23h, ou, enfin, quand on est "de nuit", une matinée de travail à la ferme, un après-midi de demi-sommeil avant de partir travailler à l'usine vers 20h pour un retour vers 6h du matin ...

Pour la commune, il y a bien sûr l'entretien courant des infrastructures (Réseau d'eau déjà tentaculaire, réseau routier très étendu ...) mais il reste encore quelques routes à ouvrir (La Noyelle en 1956, La Touvière en 1961) pour arriver au réseau que nous connaissons !

Les hivers longs et rudes de l'époque, avec souvent 80 cm de neige qui tient de novembre à mars, imposent de gros efforts de déneigement :
Le traîneau est d'abord tiré par des chevaux en laissant une bonne couche de neige tassée très appréciée des enfants avec leurs luges ... un peu moins des automobilistes heureusement plus rares qu'aujourd'hui.
Le même traîneau tiré, plus tard, par un Dodge rescapé de la dernière guerre ...

Les ressources financières de la commune sont maigres et gérer la commune dans ces conditions n'est pas une sinécure.

Le découragement guette souvent les élus qui pourtant ne baissent pas les bras.

Les années 1980 à 1995

Les élections municipales de 1977 voient l'accession aux commandes d'une équipe profondément rajeunie, avec un nouveau maire de 27 ans aux dents longues ... (Ok, il a maintenant les cheveux blancs mais il tient toujours fermement la barre !)

De nombreuses tâches les attendent ... avec, entre autres, un réseau d'eau à bout de souffle dans beaucoup de secteurs et les travaux correspondants dont les coûts s'envolent, avec la réfection de sections de routes en enrobé hors de prix également, avec les réparations de l'église qui, malgré les subventions, coûtent une fortune !

Par ailleurs, les temps changent et les méthodes aussi ...
Dans les premières années du mandat, les membres de la nouvelle équipe sont souvent amenés à réaliser des travaux pour la commune afin d'éviter le recours coûteux à des entreprises.
Mais il faudra finalement passer par l'embauche d'un employé communal puis du matériel qui permet de rendre son travail efficace (Engin de déneigement et de transport de matériaux, Tractopelle ...).

Les investissement sont lourds et les coûts de fonctionnement à l'ancan.

Heureusement, le maire sait faire rentrer les subventions !
Malgré tout, les emprunts sont nécessaires vu l'absence de ressources de la commune, et pèsent lourd dans le budget communal.

Pendant ce temps, il est décidé de conserver à Cléry son caractère rural et de ne pas céder aux sirènes du "Construire à tout va ..." souvent observé à cette époque !

Les zones constructibles limitées aux hameaux existants à de rares exceptions près, ne permettent que quelques apports de familles nouvelles.

Mais, petit à petit, il faut se rendre à l'évidence que cette politique a des conséquences handicapantes :
Les subventions de plus en plus difficiles à obtenir, à des taux toujours plus bas, conjuguées à des impôts qui ne rapportent pas suffisamment vu la stagnation du nombre de contribuables et l'envolée persistante des coûts des travaux ...

Enfin, un signal d'alarme encore plus sérieux, l'école devra peut-être fermer faute d'un nombre suffisant d'enfants à Cléry !

Les quelques 200 habitants de Cléry ne suffisaient plus à sa survie ...

Des années 95 à nos jours

Pour faire face aux défis contradictoires qu'elle affronte, l'équipe municipale en place se doit de réagir.

Une relance ciblée de la construction s'opère ...
Ciblée autour des hameaux existants, ciblée vers des familles avec de jeunes enfants !

Le visage de Cléry en est quelque peu changé, mais ce changement n'affecte réellement que quelques hameaux (Le chef-lieu, La Plantaz, Villard-Mavin) et la surface concernée représente toujours un très faible pourcentage de la zone habitable de la commune (Voir la structure géographique dans une autre section de ce site ...)

Le rajeunissement de la population, lui est bien effectif avec ses quelques 400 habitants et ... il faut même ouvrir une nouvelle salle de classe à l'école, pendant que les plus jeunes doivent effectuer leur pré-scolarité dans une commune voisine !

Parallèlement, le travail de longue haleine du maire aboutit à la création d'un syndicat intégral chargé de gérer la fourniture d'eau potable de plusieurs communes.

"La belle affaire ..." rétorqueront certains, "un syndicat intercommunal de plus !"

Pour le budget de la commune c'est un allégement considérable puisque le nouveau syndicat prend en charge les nouveaux investissements mais aussi les financements en cours des anciens travaux ...

Pour le contribuable, pas de conséquence directe car le budget du syndicat intégral est alimenté par les seules ventes d'eau ainsi que par les subventions encore généreuses envers un syndicat alors qu'elles étaient devenues inexistantes pour les communes !

Dans le même registre, Cléry fait maintenant partie d'une communauté de communes dont l'objectif est similaire, mais appliqué à d'autres compétences (Tourisme, gestion des déchets ...)

Les retombées pour Cléry sont moins importantes mais cela peut être amené à évoluer.

Voilà où en est la commune de Cléry ...

Vous retrouverez plus de détails sur la gestion communale actuelle dans une partie dédiée de ce  site.